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07.06.2017

Une police au service de la population

Une police au service de la population
Une police au service de la population

Forces de l’ordre Une gestion et des comptes 2016 jugés satisfaisants pour la Police Région Morges.

«Quand nous voyons la proportion d’interventions de notre police en matière d’aide, nous nous disons que les gens qui croient qu’elle est là uniquement pour de la répression se trompent, puisque la moitié des actions concerne les demandes d’assistances», a commenté François Ludwig, rapporteur de la commission chargée d’étudier le Rapport de gestion 2016 de la Police Région Morges (PRM).

Mardi 30 mai, le Conseil intercommunal de cet organisme devait notamment valider l’année 2016 et le document qui la résume n’a pas soulevé de nombreuses questions. Une interrogation a été faite sur les 52 condamnations à des travaux d’intérêts généraux. «Ces mesures visent principalement des mineurs et jeunes adultes. Il s’agit de travaux d’entretien des espaces publics de la Ville de Morges. Ces mesures sont chronophages et mobilisent du personnel PRM et communal, pour l’encadrement et la surveillance», a répondu le comité de direction (Codir). Autre point à relever: la gestion des effectifs qui n’a pas été facile l’an dernier dû à une diminution de sept unités pour Police secours et Police de proximité sur un total de 35 Équivalents temps plein. Depuis, quatre aspirants ont été assermentés et incorporés. Un bilan et des réponses qui ont donné satisfaction puisque les 25 conseillers présents, sur un total de 32, ont adopté à l’unanimité le Rapport de gestion 2016.

Un déficit assumé

Autre points que les représentants des six communes membres ont unanimement accepté: les comptes de l’exercice 2016. Ceux-ci affichent un excédent de charges de 6,1 millions de francs (sur un total de 10,9 millions de francs) et qui a entièrement été couverte par les communes membres. Le coût par habitant, «est en dessous de l’idéal exprimé lors de la création de la PRM en 2012, coût à l’époque de 231,40 francs», stipule le rapport ad hoc, sans préciser le montant final pour 2016.

Dans les discussions, les mesures prises pour éviter des malversations et le fait que les comptes soient gérés et inclus dans la comptabilité de la Ville de Morges ont été mises en avant. Le rapporteur a précisé qu’aucun indice, information, rumeur ou méfiance sont à l’origine du questionnement. Des éléments sont déjà mis en place, tels que procédures internes, vérification de chaque facture par rapport à la commande, paiements effectués par la Bourse de Morges et dont aucune personne de la PRM n’y a accès, et la mise en place d’un Système de Contrôle Interne a été soulevé. Le Codir a pris note et répondra lors de la prochaine séance.

 

Journal La Côte - Fabienne Morand