pano
06.10.2017

Journal de Morges - La police veut renforcer le dialogue

Journal de Morges - La police veut renforcer le dialogue
Journal de Morges - La police veut renforcer le dialogue
Journal de Morges - La police veut renforcer le dialogue
Journal de Morges - La police veut renforcer le dialogue

Commandant de la Police Région Morges, Martin de Muralt fait le tour des communes pour intensifier le lien de proximité.

Mercredi 27 septembre à Saint-Prex, Martin de Muralt était en terrain hostile lors de la séance du Conseil communal. En cause? Une lettre de la Municipalité adressée à la Police Région Morges (PRM) faisant état d’un excès de zèle ressenti par la population pour des délits  mineurs. 

Loin de se dérober, le commandant a souhaité échanger avec l’organe délibérant pour crever l’abcès.

- Vous avez déjà effectué des présentations lors des séances des conseils communaux de Morges, Préverenges et Saint-Prex. Pourquoi ?

- Nous voulons redynamiser et intensifier le lien de proximité avec les communes membres. C’est un moyen de montrer que nous sommes à l’écoute des préoccupations de chacun. Ce n’est pas que du marketing, c’est avant tout pour prendre le pouls de la situation et échanger. Aujourd’hui, certains Morgiens ont l’impression d’avoir perdu leur police municipale, alors que dans la couronne, une partie de la population a le sentiment que c’est la police de Morges qui vient à eux. Or, en réalité, les deux ont tort: nous sommes la police, autant de Morges que des communes membres de l’association. C’est donc important d’expliquer l’ensemble de nos activités.

- A Saint-Prex la semaine dernière, vous avez décidé d’aborder des sujets qui fâchent. On reproche à vos agents un excès de zèle.

- J’ai pris tout ça très au sérieux. Nous avons analysé la situation pour voir s’il y avait effectivement un dysfonctionnement. Mais avec 3,2 dénonciations en moyenne par jour dans cette localité, on n’est pas dans la démesure. En discutant avec les conseillers, j’ai d’ailleurs vite compris que c’était la nature des contraventions plutôt que leur nombre qui dérangeait. On doit donc travailler de notre côté pour avoir une attitude respectueuse en toutes circonstances. Les changements de pratique prennent du temps et nous sommes sur la bonne voie. Ce qu’il faut tout de même noter, c’est que les chiffres de la criminalité sont en baisse depuis trois ans, preuve que les actions des forces de l’ordre portent leur fruit.

- Que retenez-vous de ce débat ?

- C’était très positif. Nous avons pu engager une discussion dans un respect réciproque, avec des propos mesurés. Et je constate que certains ont aussi eu le courage de prendre la parole pour souligner la qualité de notre travail. C’est complexe, car tout le monde a un avis sur le travail de la police. Mais nous ne sommes pas un service à la carte, nous devons rester impartial et faire preuve de discernement. Je pense que nous arrivons à satisfaire le 80% de la population qui est dans la nuance et qui sait reconnaître la complexité de notre mission. J’évalue à 20% le nombre de personnes qui estime que nous sommes trop répressifs ou trop laxistes.

 

J.L. - Journal de Morges - Vendredi 6 octobre 2017