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07.03.2018

La Côte - Le Conseil communal met fin aux débats sur les services de police

TOLOCHENAZ: Les membres du Conseil communal ont décidé de classer la motion demandant une comparaison entre la PRM et la gendarmerie.

Cela faisait six ans que le débat revenait sur la table du Conseil communal de Tolochenaz. Fautil rester au sein de Police Région Morges (PRM), ou en sortir pour faire appel aux services de la gendarmerie? Telle était la grande question que se posaient certains membres du délibérant.

Lundi soir, ils ont finalement décidé par 29 voix contre 9 de classer la motion «Maintien ou retrait de la PRM», rédigée par Cyril Duc et Gérard Robin. A l’issue toutefois d’un long débat: «C’est un grand soulagement, j’étais vraiment inquiet qu’on puisse sortir de la PRM et j’ai le sentiment que les habitants sont satisfaits de leurs services, a réagi Salvatore Guarna, syndic. Nous sommes la première commune à avoir rejoint la PRM en 1995, cela aurait été une déception de quitter ce service, et surtout de faire plonger d’autres communes avec nous.» Car si Tolochenaz venait à quitter Police Région Morges, des communes telles que Buchillon et Saint-Prex auraient dû elles aussi quitter leurs services en raison de leur éloignement géographique.

Relevons tout de même que cette motion ne demandait en soit pas un retrait immédiat de Police Région Morges, mais une étude comparative des prestations et de leurs coûts. Chose qui a pu être réalisée, grâce notamment à une comparaison effectuée sur la base de la commune d’Aubonne, qui utilise les services de la gendarmerie: «J’observe avec satisfaction que la qualité des prestations offertes par nos services a été saluée, soulevée et plébiscitée. Le débat autour de l’aspect financier était légitime au regard de sa complexité. Le Conseil était confronté à deux structures de coûts différents, a réagi Martin De Muralt, commandant de la PRM, présent lundi soir lors du Conseil. La PRM construit son budget en se basant sur le coût des prestations, alors que le coût de la gendarmerie est le fruit de négociations politiques qui remontent à 2008.»

Les opposants restent insatisfaits du résultat

Du côté des tenants de la motion, on estime que les réflexions auraient dû se poursuivre: «Selon moi on a voté contre Duc et Robin, nous sommes vus comme les querelleurs..., déplore Cyril Duc. J’ai démontré dans mon rapport de minorité que la gendarmerie nous coûterait 120 000 francs moins cher que la PRM en 2018, mais on m’a traité de menteur. On dit que j’amène de faux chiffres, mais je ne les ai pas inventés. De plus, nous aurions aimé que la comparaison s’effectue auprès d’une commune dont le nombre d’habitants se rapproche davantage de la notre, comme Lonay ou Echandens.» Il relevait également que passer dans le système de la gendarmerie permettrait de louer les services d’assistants de police à d’autres communes, ce qui réduirait leurs coûts.

Parmi les arguments relevés lundi en faveur du classement de cette motion, il a aussi été question de la présence fréquente de Police Région Morges, en comparaison aux patrouilles de la gendarmerie qui doivent couvrir un district bien plus vaste. Un élément contredit par les opposants, qui soulevaient la présence des postes de gendarmerie de Morges et d’Aubonne, à proximité de Tolochenaz.

La Côte - SL -  07.03.2018

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