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07.03.2018

24 heures - Tolochenaz reste au sein de la Police Région Morges

Le Conseil a décidé lundi soir de classer une motion qui demandait à comparer les tarifs de la police intercommunale avec ceux de la gendarmerie

La Police Région Morges peut souffler: Tolochenaz continuera de lui confier ses missions de sécurité. Pour rappel, le texte intitulé «Maintien ou retrait de la PRM» avait été déposé par Cyril Duc et Gérard Robin en juin 2016 auprès du Conseil communal. La motion demandait à l’Exécutif de comparer les coûts de la Police Région Morges (PRM) à ceux de la gendarmerie vaudoise.

Après quatre réunions, dont deux avec le municipal tolochinois responsable de la Police, Olivier Jeanneret, et une avec celui de la Commune d’Aubonne (qui a mandaté la gendarmerie), la commission ad hoc a dressé un rapport de majorité et un rapport de minorité. Dans le premier, quatre des cinq membres soulignaient que le surcoût de 30% en cas d’adhésion à la gendarmerie, qui avait été mentionnée lors de la votation pour intégrer la PRM en 2012, ne s’était pas vérifié.

De plus, ils ont estimé que si «les deux prestations permettaient un niveau de sécurité certainement similaire, le ressenti de la population serait sûrement différent: avec la PRM, les patrouilles sont plus nombreuses et plus visibles». Et la majorité de la commission de conclure que la comparaison financière ne justifierait pas le passage de la PRM à la gendarmerie, tout en recommandant à la Municipalité de clarifier et d’améliorer la transparence des tâches optionnelles de la PRM.

Cyril Duc, dernier membre de la commission ad hoc, a quant à lui rédigé un rapport de minorité qui critiquait notamment les incohérences contenues dans le rapport de déterminations de l’Exécutif concernant la votation d’adhésion à la PRM en 2012. Il concluait en demandant ne pas suivre les recommandations de la Municipalité.

Lors d’un vote à bulletins secrets, le Conseil a finalement accepté de classer la motion, à 29 voix pour et 9 contre. Un score qui n’a pas éteint l’opposition pour autant. «On s’y attendait, commente Gérard Robin, l’un des motionnaires. On voulait surtout mettre les défaillances de la Municipalité au grand jour. Cette police, c’est la double peine: on paie les impôts d’un côté et les amendes de l’autre, le tout pour une police de luxe qui n’en a que le nom.»

Olivier Jeanneret faisait quant à lui part de sa satisfaction: «Je suis très content du résultat et de sa netteté, confie le municipal. Je ne remets pas en cause la motion, je pense que c’était une bonne chose d’en débattre, mais on aurait eu de gros problèmes en cas d’acceptation. »

24 heures - B.C. - 07.03.2018

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